La station assise chez le bébé entre 5 et 12 mois

Publié le par relais assistance maternelle

Pourquoi asseyons-nous un bébé dans un transat ? 

 

Réponses de mamans ou professionnelles

- Permettre à l’enfant d’être en sécurité pendant que nous sommes occupés

- Permettre à l’enfant d’avoir un autre champ de vision 

 - Permettre à l’enfant de se reposer en dehors du lit 

- Permettre à l’enfant d’être avec nous dans toutes les pièces

- Eviter les régurgitations

 

En effet, le transat a un côté pratique indéniable et nous pouvons l’utiliser mais avec modération !

 

Pourquoi pose-t-on des limites à l’utilisation du transat ?

 

A cause de station assise trop prolongée dans un transat, nous avons vu des bébés avec des petites malformations du dos ; nous avons vu des bébés avec un tonus mal adapté à son évolution psychomotrice (trop hypotonique ou hypertonique).

L’enfant en sécurité dans un parc ou avec vous sur un tapis va exercer ses capacités toniques et de coordination à son rythme. Vers l’âge de 6 mois, il va se retourner, prendre ses pieds avec ses mains. Ainsi, il va se muscler harmonieusement, percevoir les contours de son corps et mieux cerner l’espace qui l’entoure. La position dans le transat limite ses mouvements et vous empêche de le féliciter dans son évolution.

Vers l’âge de 9 mois, il peut tenir assis. 

 

Pourquoi il vaut mieux attendre que l’enfant s’assoie seul  (10-11 mois) plutôt que le mettre assis ?

 

 

Un bébé habitué à la station assise la préfèrera à la station allongée dans laquelle il doit faire plus d’effort pour se redresser. Mais le plaisir d’arriver à son but (retournement, passage à la position assise puis à la position debout) est beaucoup plus important que la satisfaction d’être assis. 

La station assise précoce ne va pas tonifier un enfant. Dans son développement, il va naturellement accéder à cette étape sans aucun apprentissage. Lorsqu’il n’existe pas de handicap, l’homme est « programmer » pour marcher et passer par tous les stades (ramper, 4 pattes) qui prépare à cette coordination. Alors pourquoi entraver ces passages ? Certains enfants assis systématiquement n’ont pas  le désir de se déplacer, d « aller vers ». On voit apparaître une certaine passivité et parfois un retard de la marche. 

 

En respectant le rythme de développement de l’enfant, en lui aménageant un espace sécurisé et adapté à ses besoins, en étant dans le contact tactile et verbal avec lui, nous lui apportons les meilleures conditions d’évolution psychomotrice harmonieuse.

 

Document élaboré par Pascale Pavy psychomotricienne

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Publié dans Informations diverses

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